Coup double, l’admiration en plus
octobre 23rd, 2007
Mon ami Christophe, dont il était question ici même en Mars dernier pour son défi en solitaire entre Marseille et Pointe à Pitre, celui-là même qui a conçu le logo d’Ubik Lab, récidive, mais en double.
Cette année, en fait au printemps 2008, il part, m’annonce t-il ce soir, pour la transat AG2R Concarneau-St Bart, en double. Jusque là, très bien, il n’est pas le premier, depuis que cette course existe (on en est à la 9ème édition) ; très bien aussi d’avoir un équipage de deux marseillais, ce qui n’a pas dû être le cas à chaque édition.
Surtout, ils partent alors que son co-skipper est insulinodépendant (diabétique, en langage courant), ce qui rend la course non seulement difficile en soi à gagner (ce qu’ils ont l’intention de faire) mais qui en fait un défi humain et médical pas évident.
Ce “team sucré” des deux Christophe, patron des voyageurs dit-on traditionnellement, est plein d’humour et d’ambition. L’association française des diabétiques a trouvé là la paire gagnante, car quoiqu’il arrive, ce sera une sacrée aventure et une source d’énergie pour tous ceux qui se battent avec ce handicap sournois.
La présentation du défi à télécharger ici, très bientôt.
Coup dur, très dur
août 21st, 2007
Au-revoir, Jean, cher Jean, puisqu’aujourd’hui, pour d’obscures raisons que les médecins nomment “médicales”, tu nous a quittés. Je sais que c’est toujours ceux qui restent qui sont tristes, mais là, ils le sont vraiment, beaucoup, beaucoup trop tristes. Nous pleurons.
Tu nous cueilles comme ça, à la fin d’un été qui ne ressemble à rien, et tu tires ta révérence, sans cérémonie, en te “payant” une crise cardiaque ! Mais Jean, nous savons bien que tu n’avais pas le coeur faible, nous savons bien qu’il débordait d’humanité et d’amitié, ton coeur ! Tu ne peux pas nous la faire, à nous … C’est bon pour les médecins, ça. Ou alors, c’est qu’il a rompu sous le trop-plein d’amour que tu nous portais, à nous autres, tes contemporains, et que trop souvent, négligents que nous sommes, nous ne recevions pas comme tu l’aurais voulu. Nous savons combien ton bonheur était de partager, de donner, et de quelle gratitude tu étais capable quand tu recevais, même peu.
Il est si tôt, Charles vient juste d’envoyer ce mail terrible, qui me noue les tripes et la gorge, et déjà tu n’es plus là, tu ne seras plus là, avec ta voix chaude et ton regard qui donnait autant qu’il voulait recevoir, avec ta gouaille et ton enthousiasme à renverser des montagnes. Je ne sais plus, je suis malheureux. Perdre un ami, perdre quelqu’un de cher, avec qui la vie professionnelle, la vie tout court, était meilleure qu’avant de le connaitre, c’est difficile, même quand on l’a vécu plusieurs fois. On n s’habitue pas.
Jean, j’espère que tu vas pouvoir écouter enfin toute cette musique qui te plaisais, cette musique qui te ressemble, le jazz, et le rock, et la pop, qui transpirent des cordes de guitare, des pavillons des saxos, des blanches et noires de pianos, des baguettes de batterie !
Jean, j’espère que tu vas aimer ta nouvelle vie à t’en faire péter la jeunesse éternelle qui t’accueille maintenant, que tu vas rigoler de nous voir avec nos mines déconfites et nos bras ballants, que tu vas donner, à tes fils, à ta compagne, de là-bas, les petits coups de pouces dont on a tant besoin ici, nous autres. Je ne peux pas croire que tu sois vraiment parti.
Au-revoir Monsieur Lefranc, tu nous as tiré ta révérence, nous te saluons chapeau bas.
Facebook pour être dans le coup ?
août 10th, 2007
Voyant monter la vague d’articles et de commentaires à propos de Facebook, j’ai commencé à collecter les infos (une façon de tester le bloc-notes de Google, fonction intéressante et pratique, mais qui ralentit tellement le navigateur par moments, qu’il ne faut l’ouvrir qu’à bon escient), en vue de l’intégrer dans la mise à jour annuelle de mon cours d’e-business (Master 2 de l’IUP Miage de la Faculté d’Economie Appliquée de l’Université Paul Cézanne - Aix/Marseille III).
Et puis comme ça ne suffit pas, et que j’ai reçu quelques sollicitations, notamment de Natacha Quester-Séméon de Mémoire Vive, j’ai ouvert un compte et j’ai commencé à glaner des amis, à poser des questions, et à répondre à d’autres, à dire ce que je fais en ce moment, bref à entretenir la conversation. Bien sûr on est au mois d’Août et beaucoup sont en vacances, mais j’ai quand même été surpris de la vitesse de propagation, de la simplicité et du côté ludique, que je n’avais pas senti comme ça sur Xing et Viadeo par exemple.
Un côté fun, léger, très amusant. Est-ce que je vais continuer ? Sûrement, mais je pense que mon usage va évoluer, parce que lorsque le volume de relations aura grandi et que la rentrée me laissera moins de disponibilité, je pourrai moins m’amuser à papillonner. Mais franchement, je me suis laissé prendre alors que je ne m’y attendais pas. Bonne surprise !
Si vous vous inscrivez, envoyez-moi une requête pour qu’on entre en relations, et dites-moi ce que vous en pensez.
J’y ai rencontré par exemple Franck Poisson de Webwag, concurrent de Tariq Krim de Netvibes, qui est là aussi, Gregory Pouy de BuzzParadise, Nicolas Bartoli de Buzz2biz, et “retrouvé” Jean Michel Billaut, et bien d’autres, dont la “tribu” de Mémoire Vive.
Ca vaut le coup d’aller au Medef ?
août 6th, 2007
Quelques-uns de mes amis ou des proches se sont ou m’ont demandé ce que j’allais faire à cette Université d’été du Medef, à cette grand messe du patronat ?
D’abord, la réponse est que j’en suis un, un patron, un entrepreneur, un employeur, et que même très modeste, j’ai avec ces hommes et ces femmes quelque chose de très important en partage. Si je ne suis pas d’un camp, si je ne suis pas encarté ni encartable, je n’en reconnais pas moins cela.
Mais ce n’est pas tout, parce que je pourrais aussi aller (si on me le proposait) partager des valeurs communes avec d’autres, ou au moins explorer si de telles valeurs sont communes entre nous ou pas. S’il y a de l’intelligence et de la liberté de penser et de pensée, et de parole aussi, alors nous avons quelquechose d’essentiel en partage. Pour le reste, on verra …
Donc, je vais au Medef pour trois raisons :
- essayer de mesurer le degré de disponibilité aux notions d’entreprise 2.0 des managers du Medef (public et intervenants).
- tenter de montrer par l’exemple, à quelques-uns, comment on peut produire de la communication de façon détendue, personnalisée et finalement convaincante, même si c’est au prix de s’exposer soi-même.
- démontrer que l’innovation n’est pas tant dans la technologie (bien qu’elle y est aussi !) que dans la façon de s’en servir.
Je voudrais collecter quelques interviews à publier, sentir l’humeur et l’ambiance, et me confronter à la difficulté de naviguer parmi plus de 50 blogueurs et 200 journalistes bien plus aguerris que moi, et quand même ramener quelques pépites et idées qui vaillent le coup.
Challenge !
Coup d’avertisseur à propos d’accréditation
août 6th, 2007
J’en ai parlé sur le blog de l’Arche, dans la foulée d’Ouriel Ohayon sur TechCrunch en français, mon accréditation comme blogueur à l’Université d’été du Medef (me) pose la question de ma casquette de blogueur à double visière (et que je crois sans oeillières).
Je vais écrire, parler, interviewer, analyser le même événement et les mêmes personnes, mais à deux titres différents (même s’ils sont assez proches) : sur le Blog de l’Arche en tant que délégué général et maintenant seul contributeur, et ici en tant que professionnel, en tant qu’entrepreneur du web.
Et comme je n’ai à ce jour aucune raison de cesser d’écrire au titre du Blog de l’Arche, ni de renoncer à celui d’Ubik Lab, je dois juste trouver l’équilibre entre ces deux positions. Finalement, ce qu’on lira et entendra sur l’un et sur l’autre sera très proche ; la différence tiendra plus du ton, du focus sur tel ou tel aspect, de la “coloration éditoriale” diraient certains.
Reste que je devrai être attentif à la façon dont ce sera perçu par mes interlocuteurs et par les lecteurs des deux blogs.
L’exercice promet d’être intéressant.
Coup de chapeau à Laurence Parisot
août 2nd, 2007
L’Université d’été du Medef se tient cette année le 29, 30 & 31 Août, sur le campus d’HEC comme d’habitude.
Heureuse initiative : Laurence Parisot a ouvert un blog pour faire du buzz sur l’événement, et invite une cinquantaine de blogueurs d’entreprise à venir faire du cross-blogging. Voilà du web 2.0 qui fait irruption dans cet univers très codifié et on ne peut que s’en réjouir. Jean-Michel Billaut y sera, qui d’autre ? Sûrement Mémoire Vive.
J’ai demandé à y être invité aussi. A suivre.
Et bien ce n’est plus à suivre : Frédéric Chevalier, responsable web et marketing du Medef, m’a confirmé mon accréditation hier soir, en m’appelant depuis ses vacances. Ca va être passionnant : au menu, podcasts, videocasts et billets en direct, non stop !
Au forum des entreprises de septembre, équivalent marseillais de cette université, Loic le Meur est était annoncé (il a disparu du programme …). Même ici le Medef regarde l’innovation avec un autre oeil que l’hiver dernier. Tant mieux.
Les institutions patronales ont tiré les leçons des dernières campagnes politiques.
Un coup d’enthousiasme et un coup de blues pour cette exemplaire réussite chinoise, communément appelée Factory 798.
Comme dans toutes les grandes villes modernes, à Beijing il y a des friches industrielles. L’urbanisation galopante enveloppe des usines autrefois éloignées des centres d’habitat, et il faut les délocaliser. Les terrains et les bâtiments libérés sont une aubaine pour les artistes en tout genre, on le voit partout, à Marseille comme à Beijing.
Je suis allé visiter cet endroit à deux reprises ces dernières semaines et j’en ai tiré une bonne dose d’enthousiasme et un vrai coup de blues.
D’abord la taille : si en Chine tout est grand, les friches le sont aussi ; la Factory 798 couvre à peu près la moitié du 1er arrondissement de Marseille. Prévoyez baskets, ou vélo.
Ensuite la mixité urbaine : si nos technocrates énarques ne mélangent pas les torchons et les serviettes, à la 798 ont passe sans cesse d’un quartier devenu “artistique” à un autre encore “usine” ; mieux, d’une porte à l’autre on peut passer d’une galerie de tableaux à un atelier de production de pièces en métal ! Pas de malaise entre les genres et les valeurs : un même bâtiment peut accueillir en rez de chaussé, d’un côté un restaurant chic très design et de l’autre des ateliers sidérurgiques en activité, l’imprimerie d’un magazine culturel et, en face, une hlm. Pas d’états d’âme à se mélanger entre ouvriers, artistes et publics.
Et cette mixité se retrouve dans les genres : on croise tous les publics à la 798, des plus avertis aux plus néophytes. On croise des marchands d’art contemporain qui fournissent les plus grands musées ou galeries du monde occidental et les amateurs de posters, de pin’s, et les bobos branchés qui viennent pour les bistrots les plus “hype”. Pas de cloisons étanches, et la créativité comme le commerce y trouvent leur compte. Designers, stylistes, éditeurs, galeristes, libraires, exposent, vendent et font connaitre cet extraordinaire bouillonnement à qui ose pousser une porte, s’aventurer dans un bâtiment pas vraiment encore rénové, éviter un engin de chantier et suivre son instinct. Et ça rénove, ça invente, ça explore, ça interroge à chaque coin de rue.
Bref, un éco-système ouvert, dynamique, où chaque élément concurrence et renforce l’autre, où l’argent n’a pas peur des artistes, où les artistes n’ont pas peur de l’économie, où les oppositions se fécondent mutuellement, …
Tout l’inverse de ce que nos autorités urbanistico-culturelles ont fait à la Friche de la Belle de Mai, par exemple, à Marseille : 3 pôles distincts (bien nommés “ilôts” !), blockhauisés à souhait derrière des murs sans passages, derrière des administrations distinctes qui ne se parlent pas. Il y avait même des passerelles entre des bâtiments, elles ont été abattues. Quant au fossé (relationnel) entre ces ilôts et le quartier, c’est … le désert.
Parfois on découvre beaucoup en descendant de ses certitudes de supériorité et en regardant de plus près ce que font ceux qui font différemment. Et comble, la Factory, ce lieu de réflexion, de dialogue et de liberté, est dirigé par une française, artiste et entrepreneuse de talent, s’il en est, Bérénice Angremy, et son compagnon chinois Hang Rui ! Qui a dit que nous ne savons pas faire quand on veut ?
Màj d’août : pour ceux qui peuvent aller en Arles (en Camargue, entre Marseille et Nimes), ne ratez pas l’expo (jusqu’au 16 Septembre) de photographes du Dashanzi Art District, à l’Atelier de mécanique (anciens ateliers SNCF, eux-mêmes friche en reconversion), dans le cadre des Rencontres de photo.
Coup d’admiration
mars 18th, 2007
S’il fallait vanter les qualités d’audace et d’ouverture des marseillais, illustrées par de longues lignées de marins, d’armateurs, d’entrepreneurs, d’artistes, de chercheurs, il en est un qui a toute sa place dans ce panthéon, un marin justement (1).
Au risque que sa modestie en souffre, mais il me le pardonnera, il a osé entreprendre une traversée de l’Atlantique hors du commun : en solitaire et sans instruments.
Guidé par Pythéas
Armé d’une simple planchette percée et d’une cordelette, comme les navigateurs arables de l’antiquité, il s’est placé sous les auspices de Pythéas et a rallié Marseille à la Guadeloupe (moins froide que le cercle polaire où Pythéas s’aventura). On a pu le suivre en direct grâce à une balise automatique (qu’il ne pouvait pas consulter) sur son site web.
Mais, au delà de l’aspect navigation, c’est certainement l’aventure intérieure, le dépassement de soi, la relation au temps, l’exercice de la confiance en son jugement, qui ont fait la véritable aventure.
Christophe, nous t’admirons pour ton courage et ta ténacité. Tu es un exemple pour ceux qui traversent des océans de doutes et de difficultés.
(1) dans la vie à terre, il est un graphiste illustrateur de talent ; nous lui devons le logo d’Ubik Lab.
Coups d’oeil sur la méthode (1)
février 13th, 2007
Quand un client nous interroge sur nos méthodes de travail, on a tendance à ressentir ce qui doit se passer dans la tête d’un chef de cuisine quand on lui demande sa recette. Entre une impression de sans-gêne, voire de voyeurisme, et une fierté face à une indéniable marque de reconnaissance.
En informatique on a souvent la culture du résultat qui prime sur celle des moyens ; pourvu que le logiciel marche, on reste plutôt discret sur le comment on l’a fait. Par réalisme.
Etre réaliste en informatique, qu’est-ce que ça veut dire vraiment ? Parce que dans le web, développer des applications comme on le faisait du temps de Merise, ça ne marche pas, il a fallu revisiter les méthodes et inventer d’autres modèles.
Nous croyons que le logiciel est trop complexe, la plupart du temps. Trop de fonctionnalités, trop de boutons, trop à apprendre pour l’utilisateur.
C’est souvent un rêve d’ingénieur, mais c’est comme beaucoup de maisons : ça ne tient pas (ou pas bien) ses promesses, c’est pas vraiment confortable et c’est un travail de chien pour l’adapter aux évolutions des besoins (quand ce n’est pas tout simplement impossible).
Quand nous proposons un descriptif fonctionnel d’un logiciel à un client, s’il ne nous connait pas il est souvent étonné : nos développements en font moins que nos concurrents ; intentionnellement. Nous développons des logiciels qui fonctionnent intelligemment, croyons-nous, qui font se sentir mieux l’utilisateur, qui lui permettent de faire les choses le plus possible à sa façon, et sont plus faciles à utiliser.
Comme beaucoup de professionnels, et d’utilisateurs, nous avons appris et découvert le logiciel avec ce que nous proposait cette industrie naissante qu’était la micro-informatique des années 80 : Visicalc, puis Multiplan et Lotus 123, avant Excel, Wordperfect et Sprint avant Word, dBase et Paradox avant 4D, PageMaker avant Acrobat, le Minitelet le videotexte avant l’html et l’Ajax. L’ordinateur personnel et l’internet se sont imposés malgré les prévisions et les souhaits des firmes alors dominantes (la plupart ont disparu) mais les vieilles habitudes, elles, sont restées cachées dans les livres de recettes (et souvent encore appliquées).
Alors quoi faire, ou plutôt comment le faire ? C’est en l’inventant pas à pas, par nous-mêmes, en tirant des leçons - partielles, de nos échecs et de nos difficultés, que nous avons commencé à progresser, avant la création d’Ubik Lab, quand nous nous appelions encore Média Technologies. Et en cherchant autour de nous d’autres professionnels, d’autres développeurs qui se posaient ce genre de questions, et qui eux aussi inventaient des réponses, testaient des idées, bref, innovaient.
[à suivre]
Coup de gueule
février 8th, 2007
Il n’y a qu’à ceux qu’on estime qu’on peut faire des reproches. Bien que n’étant pas adhérent de l’UPE13, la puissante section du Medef marseillais, j’y compte de nombreux amis, rencontrés notamment au CJD.
Alors quand PSE (acronyme de Professions du Sud Est, autrement dit le journal de l’UPE13) présente un film pour promouvoir sa nouvelle formule, j’y vais.
Il y avait une opportunité
On avait entendu Stéphane Duhamel, pdg de La Provence dire récemment à l’occasion d’un déjeuner-débat du Club Provence Communication (voir ce billet) déclarer que la suppression du supplément économique hebdomadaire de son quotidien était justifié par une cible de lecteurs trop étroite (je reformule) et qu’au final le volume d’infos économiques avait quand même augmenté. L’argumentation avait de quoi surprendre, mais La Provence c’est de la “PQR” traditionnelle et dans un pays comme la France, doté d’une culture économique aussi peu mature, on peut presque le comprendre, même si on le regrette amèrement.
Espoir déçu
Donc, il y avait un créneau à (re)conquérir, l’ancienne formule de PSE datant vraiment de … longtemps.
L’intérêt pour cette nouvelle formule était d’autant plus stimulé que, la discrétion étant restée de mise, la présence d’un logo évoquant fortement le symbole des flux RSS donnait à penser que l’UPE avait vraiment préparé une (r)évolution façon web 2.0.
Et bien en fait de révolution, “PSE papier” se double d’une version web, vraiment web 1.0 : pas une once d’interactivité, de dialogue, de contribution, de possibilité de commenter l’actualité ; pas de fil RSS, pas de personnalisation, pas de liens externes. A croire qu’ici on n’a pas encore aperçu ce qui devient la norme ailleurs, dans l’économie comme dans les médias.
Donc la révolution annoncée, finalement, c’est une maquette papier, au demeurant enfin lisible, et au contenu développé ; dont acte. Je ne juge pas ici du média parce qu’il y a bien plus grave : dans le dynamique film de présentation de la révolution de PSE, sont présentées les grandes rubriques et les journalistes qui les ont en charge, de façon plutôt dynamique et amusante. Je passe sur le fait que tout est tourné sur le Vieux Port (quartier que j’adore et où je travaille), ce qui parait un brin réducteur. Est-ce vraiment là que se fait l’économie du département ? Ou bien est-ce parce que le siège de l’UPE13 s’y trouve ?
On aurait bien vu des journalistes interviewés sur des zones industrielles ou d’activités, sur le port, auprès de grandes infrastructures, etc …
Quel archaïsme !
Bon, je reviens au fait. Dans le film, pour présenter la rubrique Innovations, on a un duo de journalistes qui rigolent d’un mécanisme de boite à musique ironiquement nommé “lecteur mp3″ qui joue la musique de … l’arnaque ! Et ce mot s’affiche en gros plan. Et ils en rient …
Pour le patronat marseillais, du moins pour son journal, le message est clair : “l’innovation c’est une arnaque.” Ce n’est plus de la communication subliminale, c’est une ligne éditoriale !
Qu’en pensent les adhérents de l’UPE13 qui sont des entrepreneurs de l’innovation ? Qu’en pensent les investisseurs étrangers qu’on invite à s’intéresser à notre petit coin de planète ? Qu’en pensent les étudiants et les chercheurs des facs, écoles et labos que nous finançons ? Qu’en pensent les clients qui achètent des produits innovants ? Qu’en pense Oseo-Anvar qui est annonceur dans PSE ? Qu’en pensent les lecteurs ?
On n’est déçu que par ceux dont on attend le meilleur
J’ai de nombreux amis au Medef, qu’en pensent-ils ? Je n’aimerais pas être à leur place, les adhérents qui “font” dans l’internet, dans les puces, dans les logiciels, dans les nanotechnologies, dans les biotech, dans les équipements grand public, dans les services, dans le multimédia …
Mais qui va défendre l’économie, l’audace, la créativité, l’innovation, si ce n’est pas les entrepreneurs et leurs organisations, leurs journaux et leurs communicants ?
A part ça la table ronde avec Elie Cohen était très intéressante, et pas du tout langue de bois, et le choix de la salle (l’Espace Julien, salle de concert très branchée musiques innovantes) était original et le buffet excellent.









