Questions à Christine Lagarde et Hervé Novelli
août 23rd, 2007
Les 29, 30 et 31 Août, l’Université d’été du Medef sera l’occasion de rencontrer et peut-être d’interviewer quelques-uns des intervenants aux différents panels et conférences plénières. Le plateau de personnalités est varié, de qualité et les sujets abordés couvrent des préoccupations sociétales et de prospective, autant qu’économiques, ce qui permet au Medef de parler de « Davos français » à propos de cet événement. Certainement un peu exagéré, mais l’idée est là.
Si j’ai l’occasion d’approcher Christine Lagarde, ministre de l’économie, et Hervé Novelli, secrétaire d’Etat aux entreprises, je voudrais leur avis sur la question du SBA (Small Business Act) européen. Je conviens que la perspective d’un véritable SBA en Europe est illusoire ; les petits états, particulièrement les plus récemment intégrés, n’y ont aucun intérêt, et il n’y aura pas d’unanimité à cet égard avant longtemps, très longtemps. Ils ne peuvent pas facilement se résoudre à voir arriver de droit sur leurs marchés nationaux des pme musclées venant des plus gros pays européens. Il n’empêche qu’on pourrait imaginer que ça ne s’applique qu’à un nombre limité de pays volontaires, comme l’Euro ou l’accord Schengen.
Mais il y a une alternative qui peut faire transition, en France : le pacte PME. Lancé par le Comité Richelieu, donc découlant d’une initiative privée d’entreprises de technologie, ce pacte réunis des grands comptes et des pme qui le signent et s’engagent, les uns, à attribuer une part significative de leurs commandes à des pme signataires, les autres à répondre prioritairement à ces demandes. Mais que font les pouvoirs publics, et particulièrement Bercy, pour promouvoir le Pacte PME, le garantir, le développer ?
Et, question pas si subsidiaire que ça en a l’air, je voudrais savoir ce qu’ils font, ou envisagent de faire pour dynamiser l’investissement à risque en France dans l’optique du renforcement et du développement de pme musclées du genre évoqué plus haut, c’est à dire de plus de 100 personnes, aptes à exporter, à pérenniser de l’emploi, à faire de la R&D et à « tenir » des segments de marché face à leurs concurrentes européennes, américaines et maintanant asiatiques.
La suite à la fin du mois.

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